L’APPELLATION :
Histoire :
Au douzième siècle, les moines de Savennières implantèrent le chenin blanc, cépage traditionnel angevin, en bordure de la Loire, sur un coteau de schiste jouissant d'un microclimat exceptionnel .
Les domaines les plus connus ou anciens sont : la coulée de Serrant ( un des plus grands vins blancs pour Curnonsky ) , le domaine aux moines , le château de Chamboureau , le château d’Epiré , le domaine du closel .
Les premières aoc datent de 1936 , celle de Savennières de 1952 réactualisé en 1996 , donnant le droit de faire des secs ( à 90 % ) , demi-secs , moelleux ou doux . Ce sont les secs qui ont permis la renommée de l’aoc et pourtant , le moelleux est historiquement le plus ancien puisque déjà Louis XI le comparait à une goutte d’or.
L'AOC:
Elle représente 300 ha dont 140 ha en production partagée par 20 producteurs. C'est une région qui s'est développée rapidement, puisqu'en moins de 15 ans on a comptabilisé 50% de vignes de moins de 15 ans. Le rendement maximun autorisé est de 40hl/ha pour les demi-secs et moëlleux et 50hl.ha pour les secs issus de chenin blanc
A quelques kilométres à l'Ouest d'Angers, l'aire de production Savenniéres ne couvre que quelques coteaux en bordure de Loire (80 hectares), sur sa rive nord.
Comme en côte d’or, Savennières a ses clos, même si l’extension du vignoble en a en partie détruit les murs : le plus connu étant le clos de la coulée de Serrant, mais aussi le clos du papillon, le clos des perrières, le clos de la bergerie, le clos de la goutte d’or.
Ce sont des vins blancs secs (quelques rares moelleux) qui demandent plusieurs années de cave pour donner tout leur potentiel. , difficiles d’approche du fait de leur austérité .
Production environ 2000 hectolitres. Sur les 3 AOC Savennières, deux lieux-dits ont leur propre AOC
Seulement trois domaines se partagent « Savennières roche aux moines » (19 ha).
Orientation des coteaux : Sud, Sud-Est.
-La Coulée-de-Serrant (7 ha) ne s'applique qu'au seul domaine du même nom, célèbre domaine dirigé par Nicolas Joly, grand adepte de la biodynamie
Le climat et le terroir :
La Loire se resserre à Savennieres , créant une ventilation naturelle qui permet une évaporation assez rapide de l’humidité , permettant d’obtenir des vins secs corsés qui demandent quelques années pour s’épanouir .
La géologie est de type schisto gréseux . Au primaire , la mer recouvrait la région . La mer se retirant , le sable s’est transformé en grès . Au fil du temps , ce dernier sous l’effet de la chaleur et de la pression , s’est transformé en schiste . L’activité volcanique sous-terraine a laissé des traces sous forme de roches bleues . L’érosion a rempli les creux de sable .
On retrouve dans cette aoc une dominante schisto gréseuse avec par endroit des roches volcaniques et des sables d’érosion .
Chaque parcelle a donc des caractéristiques propres . On distingue 3 à 4 côteaux tous perpendiculaires à la Loire :
Epiré
La Roche aux moines
Savennières
Poissonnière
La tradition et les vendanges :
On récoltait auparavant les raisins manuellement et tardivement à la toussaint , avec un minimum de 2 tries et plus si nécessaire avec une recherche de la maturité maximale du raisin A chaque trie , on pressait dans la journée Les fermentations longues en fût précédaient un élevage classique de clarification .
Les méthodes ont peu changées ; on assemble maintenant en février en fonction de la trie et du terroir .
Les arômes du vin et les accords :
Les vins secs :Le premier nez du chenin est sur les fruits blancs , un peu de pêche , des agrumes , du tilleul et de l’acacia , du foin sec . Avec une minéralité qui se prolonge en bouche sur une bonne acidité . Sur l’évolution , on note des fruits secs , du miel , de la cire et des notes confites de la pierre à fusil , de fumée .
Dans les cuvées demi-sec ou moelleux , le côté amande , confit , coing ressort .
Les meilleures années sont 1947 , 1949 , 1988 , 1994 ,
Avec les mets : un vin jeune s’accorde avec les asperges , des poissons de loire , du saumon fumé , des plats au curry ou au safran du fait de son amertume résiduelle . On peut l’accorder avec des fromages secs ou bleus .
Un vin ramassé tardivement se sert avec une lotte fondue d’échalottes , crémee à l’ancienne , un foie gras poëlé .
Liste des viticulteurs :
Domaine du closel , Taillandier , de la Monnaie , aux moines ,Coulée de serrant , Château de la roche aux moines , de Chamboureau , d’Epiré . Bernard Merlet ,Domaine Laureau , Château de la Franchaie , Domaine de Baumard , Château de plaisance , Moulin de Chauvigné, Château de Pierre Bise , La soucherie , Domaine de la Bergerie , Domaine des barres , Domaine des Forges , Domaine du petit métris , Château de Bellevue , Domaine du gué d’orger , Domaine Jo Pithon , Domaine Ogereau , Château de Fesles .
1-LA COULEE DE SERRANT : DU CIEL A LA TERRE

La Coulée de Serrant fut plantée au 12eme siècle par les Cisterciens fut rachetée par la famille Joly en 1959 en piteux état , elle est sous la responsabilité de Nicolas Joly depuis 1977 . Cultivée en partie à la main et au cheval du fait de la raideur des pentes qui surplombe la Loire la vendange est en totale biodynamie
L'ancien petit monastère existe toujours. Quelques centaines de mètres plus loin, et toujours sur la propriété, fut construit le Château de la Roche aux moines, grande forteresse qui gardait la Loire, présente en contrebas. Son heure de gloire eut lieu en 1214 quand le Prince Louis, fils de Philippe Auguste, mit en déroute Jean Sans terre, roi d'Angleterre, tandis que son père gagnait la bataille de Bouvines. Au 16eme siècle, sur ordre du roi, la puissante forteresse fut démantelée lors des guerres de religions pour qu'elle ne devienne pas un bastion protestant
Le domaine produit 3 vins :
Ce vin aux arômes de miel sur un fond à la fois minéral et floral doit être attendu une dizaine d'années, et peut être conservé 20 à 30 ans.
La Coulée : 7 hectares plantés en 1130
Le Savennières Becherelle :3 hectares
Le Clos de la Bergerie (Savennières Roche aux Moines) : 3 hectares
Toutes les vignes dépassent les 30 ans ( le grand clos :70 ans – le clos du château et le clos des Plantes plus jeunes ) .La replantation est issue de sélection massale , une parcelle est replantée franche de pied . Les vendanges s’effectuent en plusieurs tries ( 2 a 7 ) Les rendements ne dépassent pas 30hl/ha .
Un peu de soufre et de bouillie bordelaise (cuivre et chaux) sont utilisés chaque année (15/20 kg. de bouillie environ/hectare, dont 3 kg de cuivre). Le soufre est un apport bénéfique au moment de la floraison de la vigne. Le cuivre est limité car il freine la vie du sol.
Pas de débourbage: pourquoi enlever la lie? Avec une agriculture en biodynamie la mauvaise pourriture est très rare. La lie contient beaucoup d'éléments vivants nécessaires au bon déroulement des fermentations.
Pas de passage au froid Cette technique qui permet d'enlever le tartre et de baisser l'acidité du vin, n'est, de l’avis de Nicolas Joly, pas souhaitable.
Pas de relevurage: en agriculture biodynamique, les levures sont très nombreuses et très différentes chaque année; elles renforcent la typicité de chaque millésime.
Pas de collage: La clarification se fait naturellement en barrique par sédimentation.
Pas de contrôle de température pour les fermentations:
Très peu de bois neuf: 3 à 4% chaque année des barriques sont renouvelées.
Les vins issus de l'agriculture biodynamique ne craignent pas l'oxydation mais la réduction : goût de mercaptan (odeur fétide) dû à un manque d'oxygène.
Le vin issu d'un raisin bien né, avec une agriculture très saine, est longtemps amélioré par l'oxydation, avant d'en souffrir. Dans une bouteille à moitié pleine et rebouchée, les vins sont souvent meilleurs après trois à quatre jours.A chaque soutirage, un petit sulfitage de 2 gr. est apporté. Il est possible de faire un vin sans soufre mais il risque de mal voyager
Sucres réducteurs: les vins ont en général moins de 2gr. de sucres réducteurs.
Les acidités sont autour 4.5 à 4.8 de PH.
« Si le bœuf mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion d’urate en énorme quantité , l’urate irait au cerveau et le bœuf deviendrait fou . Si nous pouvions faire l’expérience de nourrir tout un troupeau de bœufs en leur donnant soudain des colombes , nous obtiendrions un troupeau de bœuf complètement fous . C’est ainsi que cela se présente »
Beautiful pale straw color, with a piercing note of fresh pot ting soi! to go with very high-toned floral and citrus notes. Not dense, but crystal-clear throughout, with notes of chamomile and fresh hay on the finish. Though still delicious, this was the one wine that lost noticeable intensity by day two. Drink now.-].M.( wine spectator )
Le Vin : Coulée de Serrant 1987 :
Ivv :14/20
Robe pâle, fluide, jaune-vert.Nez encore assez frais, peu de maturité, expression citronnée et herbacée. Dominante acide et amère qui rend l'expression du vin très austère, d'autant que la matière est faible, mais il y a de la tenue et de la longueur; et la jeunesse de l'ensemble est surprenante.
Le Vin : Coulée de Serrant 1988
Robe claire , nez soufré , bouche acide avec une amertume présente . Vin difficile – R Loisel
IVv : 17/20
Assez pâle, jeune, couleur camomille, bords translucides.
Nez mesuré dans son expression mais extrêmement limpide, aérien : tisane, verveine, cire, profonde minéralité camphrée
Très sec en bouche, très vif, tendu, austère. Limpidité aromatique et structurelle véritablement cristalline. Aucun gras ne dépasse, le corps ne souffre pourtant d'aucune maigreur. Finale sereine, très longue, appointée comme une sagaie, minérale et fumée. Ce vin m'a fait puissamment penser au Clos Sainte-Hune du même millésime.
Green plum and Granny Smith apple flavors bounce around, alternating between rich and tangy as the snappy acidity quickly moves in, with nice floral and chamomile accents throughout. Avery good performer, this lost just half a step by the second day. Drink now through 2005.-] .M.
Le Vin : Coulée de Serrant 1995
Nez retenu , complexe . Belle attaque , mure . Paraît très complet en bouche , avec un bel équilibre , harmonieux . Puissant et tendre à la fois . On peut le considérer comme proche du 96 , en plus mur , sans ce léger excès d’acidité . Grand vin
Robe vieil or, intense, qui semble assez évoluée.
Nez "liquoreux", complexe, proche de celui du 1997 avec davantage de fraîcheur et de distinction aromatique : prune, notes vertes (angélique ?), cire, épices (curry).
Bouche ample, corsée mais fine, ouverte, persuasive, savoureuse ; très jolie finale fraîche et minérale. Plus d'amabilité que le 1996, moins de profondeur et de tranchant.
Slightly darker in color than the '96 or '97, this shows more opulent ginger, honey and baked apple notes, yet is still firm and well delineated throughout. The lovely, lingering, elegant finish offsets the darker flavor profile wonderfully. Along with the '97, there is a touch of residual sugar here (Joly prefers to ferment totally dry). This showed much better than when tasted on release, and even improved on the second clay of this casting. Drink now through 2015.-] .M.
Le Vin : Coulée de Serrant 1996
Nez expressif , complexe , notes grillées assez marquées . Belle attaque , bouche très complexe , matière forte . Acidité importante , finale très longue . Très beau vin , tenu par son acidité .
Robe dense mais plus claire que celle du 1997, or vert, beaux reflets argentés.
Nez fermé, assez réduit, profondément minéral, avec des notes salées et iodées de varech, une pointe alliacée d'évolution. Le fruit se cache.
Matière très dense, tranchante, d'une sublime profondeur minérale. L'acidité aiguisée domine les autres constituants, pourtant remarquables (l'extrait, la rondeur du fruit, la générosité alcoolique). Merveilleux il y a quelques années, ce vin s'est refermé ; long et intransigeant, il conserve un très grand potentiel.
There's an interesting green plum note, along with a slightly earthy quality and lemon zest and custard notes. Zippy and bright throughout, with the fiavors unfolding nicely on the finish. Great length. Should provide a fun contrast to the '97 over rime. This showed slightly better than when tasted on release, and even better on the second day. Drink now through 2010.2,160 cases made.-] .M.
Le Vin : Coulée de Serrant 1997
Robe jaune soutenu. Au nez, odeur de fromage grillé, noix, oxydation, champignons, puis prune à l’eau de vie et marc de raisin. La bouche est concentrée avec une dominante de prune à l’eau de vie, marc de raisin et une bonne longueur finale sur la pomme au four. Pas de minéralité en bouche. Vin original, concentré
IVv : 16/20
Robe colorée, mate, grasse, reflets vieil or.
Nez abondant, ouvert, légèrement oxydatif : pineau (marc et fruit), pruneau, cire� Une belle minéralité schisteuse (comment la décrire : poivrée, camphrée, ferrugineuse ?) relève l'ensemble.
Le vin tapisse la bouche ; ample, gras, chaleureux, il semble posséder davantage de sucre résiduel que les autres millésimes (sucrosité réelle ou suggérée par le glycérol et l'alcool ?). La finale, longue, vive, minérale, reprend les choses en main. Ce millésime opulent, particulier, se déguste mieux ce soir qu'en d'autres occasions, où nous l'avions trouvé un peu mou et franchement oxydé.
High-toned and floral, with white peach, chamomile and lemon zest flavors that are racy and pure, yet the texture is fleshy and firm. Vibrant and powerful, with a lengthy finish that picks up a ginger note. This tasting was consistent with our review of the wine on release, and the wine was just as impressive the second day. Along with the '95, this is the only vintage of Joly's to have a touch of residual sugar. Drink now through 2015.-] .M.
Le Vin : Coulée de Serrant 1998
Nez moyennement intense sur les fleurs et le minéral . Attaque ample en bouche , paraît encore fermé mais a du potentiel – R Loisel
IVv : 12,5/20
Robe paille, nettement plus fluide que les précédentes.
Nez ingrat et manquant de netteté : coquille d'huître, fougère, notes moisies, iodés. Vraiment peu engageant.
Mince, dur, efflanquée, il possède un peu de longueur, une certaine tenue, mais pas de charme. Petit vin.
Le Vin : Coulée de Serrant 1999
Nez relativement fermé , bon équilibre , massif , puissant . Beau vin – R Loisel
IVv : 18/20
Nez puissant, pénétrant, très marqué par les notes "vertes" : verveine, gentiane (suggestion de la robe ?). Fruit extrêmement frais et intense.Magnifique robe profonde, brillante, concentré d'or et de vert ─ dans un autre contexte on pourrait se croire devant un verre de Suze
Matière en parfaite cohérence avec la perception olfactive. Haute expression d'intensité, de minéralité et surtout de fraîcheur ─ l'acidité superbement fine, salivante, aérienne, confère une allonge et une vitalité immenses au vin. Une très grande réussite.
Le Vin : Coulée de Serrant 2002 :
IVv : 16,5 /20
Robe grasse, couleur soutenue, reflets vieil or latents.De la fraîcheur au nez, de la profondeur, du fruit (encore sur la prune : mirabelle, reine-claude), du miel, et des notes végétales ou plutôt "vertes" qui nous accompagnerons tout au long de la dégustation (tilleul, verveine, gentiane).
La matière est élancée, dense, élégante, cohérente, longue ; bien campée sur cet équilibre (acidité + amertume), austère mais noble, qui sera lui aussi un caractère récurrent dans la série
2-DOMAINE LAUREAU : Jean Louis et Damien Laureau
Clos Frémur
La Bénétrie, Butte de Frémur 49000 Angers
02-41-72-25-54.
Adepte d’un élevage long de 18 mois en barriques sur lies , le jeune Damien Laureau est une star montante de Savennieres
Le Vin : Le Bel Ouvrage 1998
3-CHATEAU DE CHAMBOUREAU : DOMAINE PIERRE ET YVES SOULEZ
Le domaine appartient à la famille Soulez depuis 1949
avec une vingtaine d’hectares plantés en Chenin. Les vins du Château de Chamboureau proviennent du clos qui entoure la propriété Les 6ha sur l‘appellation Roche-aux-Moine produisent des secs et quelques fois des moelleux La parcelle d’un hectare dans le Clos du Papillon - avec son micro-climat qui favorise la surmaturité des raisins - a tendance à donner des cuvées demi-sec, voir moelleux.
Le Vin : Clos de Varennes 1990
4-DOMAINE DES BAUMARD :
C’est en 1955 que Jean Baumard crée ce domaine dans le logis de la Giraudière , une gentilhommière de la fin du XVIIeme siècle à Rochefort sur Loire ( 20 kms au sud ouest d’Angers et 80 kms à l’est de Nantes ) . En 1957, il achète plus de 5 hectares dans les Quarts de Chaume, puis en 1968, il remembre une quinzaine d’hectares à Savennières. C’est
Florent Baumard qui suit l’exploitation depuis 1987 .
Les vins :clos du papillon , trie spéciale , anjou , coteaux du layon , quart de chaume .
Le Vin : Savennières 1989
Nez riche un peu sur sa réserve, de miel, de fruits secs et de notes minérales secondaires. Riche en bouche, il finit épicé avec de la longueur. a son apogée.
****(*) Pierre Casamayor la Revue du vin de France N° 461 Mai 2002
Doré vert soutenu. Nez tout à fait exceptionnel qui évoque le kirsch, la jeune eau de vie. La bouche est d’une élégance rare, avec une très belle densité soyeuse. Un très beau Savennières classique de la maison, qui prendra certainement du genre avec l’âge.
Philippe Grafe
5-DOMAINE LA ROCHE AUX MOINES :
Entre Epiré et Savennieres , sur la rive droite du fleuve , le site de la Roche aux moines , avec son château et ses coteaux , tient sa réputation viticole grâce au savoir faire des moines cisterciens . Ce terroir de 33 ha doit son nom aux moines de l'abbaye d'Angers, venus au 12e siècle planter leurs vignes sur ce coteau. Très semblable à la coulée de serrant , bénéficiant de la même élégance et de la même délicatesse, séveux et ample mais moins corsé et moins puissant, il peut être bu plus jeune

Monique et Tessa Laroche sont aux commandes du domaine situé au sommet d’un coteau bordant la Loire , point culminant de la Roche aux Moines et bénéficiant d’un micro climat
Le chais est muni de cuves thermorégulées inox , et 25 fûts permettent d’élever une ou plusieurs tries selon les années . Les grandes années , le domaine fait des moelleux et doux : cuvée des Nonnes , de l’Abbessse comme en 1997 ou en 2002
Le Vin : Savennières Cuvée Madame Laroche 1986 :
Nez puissant sur la torréfaction , le moka , le sous bois . La bouche est fraiche , sur des notes d’agrumes , de peche de vigne . La finale est plaisante . Il lui manque peut etre un peu de complexite et de droiture
Pierre Soulez est le président de l’aoc
Multiplication des soutirages, c'est un apport d'oxygène





Ayant eu vent que notre prochaine dégustation aurait pour thème la Coulée de Serrant, le mensuel « Cheval Magazine » a tenu à montrer son intérêt pour nos dégustations dans son numéro du mois de mars.
Dans un article de deux pages intitulé « un trait dans la vigne », on apprend que le cheval Joly s’appelle Marius, qu’il a quatre ans, et que chaque année, pendant une semaine, généralement en mars, une partie des terres du domaine est labourée à l’aide du cheval et de l’outillage adapté à la traction hippomobile.
Cet article intéressant est manifestement plus axé sur le cheval que sur le vin. Pas une seule fois n’est cité le mot biodynamie, ce qui est un exploit lorsqu’on parle de la Coulée de Serrant. Certains passages m’ont laissé perplexe, notamment celui-ci : « L’utilisation de plus en plus fréquente du cheval de trait dans le vignoble français résulte d’un courant de réflexion né dans les années quatre-vingt. Au vu de la baisse très significative de la qualité du vin à cette époque, certains viticulteurs ont pensé qu’il fallait modifier fondamentalement la manière de travailler de la vigne. » Pour ma part, et ce sentiment semble largement corroboré par de nombreux dégustateurs, je pense que la qualité de la production a plutôt sensiblement augmenté par rapport aux sixties et aux seventies, où les millésimes buvables se comptent sur les doigts d’une seule main. Et concernant le passage à la biodynamie, il semble que cela relève davantage d’une démarche philosophique, éthique, et pour certains « markettique », opposée à celle de Michel Rolland et consorts (oxygénez, oxygénez !).
J’ai par contre appris qu’il existe une Confrérie du cheval de trait et de la vigne, et que la petite dizaine de viticulteurs qui en font partie ont le droit d’apposer l’étiquette « equusvinage »sur les bouteilles de leur cru.
Vivement le vendredi 12 mai pour que nous fassions une dégustation équitable, tout en restant à cheval sur nos principes.
Rédigé par: Marc Fourez | 24 avril 2006 à 21:37
Les 2 fois où j'ai eu l'occasion de gouter de la Coulée, il m'a semblé nécessaire, voire indispensable, de les aérer.
Rédigé par: Jean-michel CABOT | 08 mai 2006 à 17:12
Après avoir regouté dans les 2 jours suivants les 3 bouteilles que j'avais conservé, j'ai noté une petite amélioration, toutes les notes de réduit ont disparu mais les acidités génantes ont persisté et rendu la dégustation décevante
Rédigé par: Cabot Jean michel | 07 juin 2006 à 18:56
Gut!
Rédigé par: berlin | 27 février 2009 à 17:04