Les vins ont été ouverts 3 heures avant la dégustation , servis à l’aveugle , dans l’ordre des commentaires .
Ce vin a été dégorgé le 25 janvier 2004, soit plus de 19 ans après la récolte ! .Couleur jaune , reflets gris . Disque brillant . Les bulles sont extrèmement fines , dispersées , moyennement persistantes . Le nez révèle des notes immédiates de fruits jaunes à noyaux, d'épices , de fin boisé puis à l'évolution des arômes de champignon de paris , de sous bois , fougère , levures . La bouche est consistante et délicate sur un registre très équilibré de pain grillé , de fruit , de gomme à macher . L'équilibre est magistral , la longueur infinie .A boire . Très beau vin 17,5/20 Composition : 65% pinot noir le reste en chardonnay - dosage : 3 g/l –
2-CHATEAU DE FIEUZAL BLANC 1989 :
Jaune soutenu , reflets jaunes avec quelques notes verdâtres . Nez typé sauvignon de buis , d'herbes fraiches puis de bois fin , notes grillées . Bouche fruitée , sur le melon , le citron confit , la pêche de vigne ; bel équilibre , puissance linéaire finit sur les épices , la vanille et un miel discret . Très bien 16/20 encépagement : moitié sauvignon , moitié sémillon
3-RIESLING GC FURSTENTUM VV PAUL BLANCK 1993 :
Jaune soutenu , limpide , reflets jaunes .Le nez dévoile immédiatement des notes de pierre à fusil , de pétrole puis de raisin de corinthe , et un côté floral type chévrefeuille . Très beau . La bouche est superbe , complexe , avec des flaveurs de rose , de litchees , puis de mangue , citron . très longue elle fait la queue de paon . Vin irrésistible 18/20
Terroir : plein sud , 400 m , sol caillouteux sur une roche calcaire .
4-CHEVALIER MONTRACHET LOUIS JADOT 1992 :
Vin d'une couleur jaune d'or , au nez relativement fermé sur les fleurs blanches , le foin coupé évoluant considérablement dans le verre ensuite pour donner des arômes fins de fruits jaunes surmuris , de beurre , de feuille de tabac . La bouche est majestueuse , fruitée , avec des notes de miel d'acacia , de vanille , de grillé ; très haute en équilibre , moelleuse avec une finale poivrée . Encore un bel avenir devant lui . 18/20
5-COTES DU MARMANDAIS CLOS BAQUEY 1999
2ème millésime d'Elian Da Ros composé d’un tiers de merlot , un tiers de cabernet franc , 20% d’arbouriou et le reste de cabernet sauvignon .Rendement de 22 à 28 hl/ha .
Le vin est d'une couleur rouge sombre , aux reflets rouges . Le nez révèle des arômes de fruits noirs compotés , de cerise burlat , de brulé , goudron ,.de boite à épices . La bouche est sur le même registre avec quelques notes méditérranéennes de tapenade . Les tanins sont puissants dommage que la finale se fassent sur l'amertume . Beau vin , manquant un peu de finesse ; austère . 13/20
6-BOURGUEIL YANNICK AMIRAULT LAPETITE CAVE 1995 :
Issu de vieilles vignes sur un sol argilo-siliceux ,
Vin rubis aux reflets rouge sang , un peu trouble . Nez fin , élégant sur les fleurs , la pivoine , la rose puis le tabac . Bouche ample , généreuse sur les petits fruits rouges , manquant légèrement de puissance mais aux tanins fins . Très bien exécuté , vin pas du tout fatigué . 15,5/20
7-BANDOL TEMPIER CABASSAOU 2002 :
Mourvèdre majoritaire à 95% , issu d’un terroir partie basse de la Tourtine bien abrité du mistral et orienté sud-sud ouest .
Vin apporté par un invité et millésime difficile , couleur noire , reflets violacés , matière dense . Nez intense de viande fraiche , de lard fumé , de menthol et d'herbes provencales . La bouche est très typée eucalyptus , reglissée , poivre gris . Relativement puissante avec de beaux tanins . Vin typé sudiste , corsé . Bien 16/20
8-BANDOL TEMPIER CABASSAOU 1988 :
Par une pure coincidence , ce vin fait suite au 2002 . Le lien de parenté n’a pas été reconnu !
Rouge orangé , trouble , avec des notes évoluées de fruits rouges , de confiture de griotte , de cade , de fumée et de grillé . La bouche est sur l'abricot confit puis le goudron , l'olive noire ,le thym , le clou de girofle , la cardamome . Ca part dans tous les sens mais c'est un vin très enjoleur . Bonne longueur . A son plus haut niveau . 17/20
9-ZINFANDEL HAYNE VINEYARD TURLEY 2002 :
Propriété de Larry Turley , le frère d’Helen ( Marcassin )
Ce vin est immédiatement reconnu par les dégustateurs comme un vin étranger . Il titre plus de 16,5% ! D'un rouge sombre , aux reflets violacés , il dévoile des notes originales de soupe de fruits rouges puis de figue , d'ambre . La bouche est linéaire , crémeuse , sur le caramel , les fruits cuits avec une finale réglissée . L'ensemble manque un peu de vivacité et de fraicheur au risque de faire paraître le vin mou . Bien 15,5/20 On attendait mieux vu l'excellente note de Parker (96/100 ) et son prix .
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10-CHATEAU LAFITE ROTHSCHILD 1998 :
Vin de couleur rouge soutenue , reflets rouges , disque brillant . Nez moyennement intense de boite à tabac , de cèdre , de mine de crayon . Très fin et retenu . La bouche est ample , sapide , sur les fruits noirs , le tabac blond , très aristocratique avec des tanins très travaillés . Finale très longue . Excellent 18/20
11-COTES DU ROUSSILLON VILLAGE GAUBY MUNTADA 1998 :
La robe de ce vin est noire , dense , légèrement trouble . Le nez est intense sur les fruits noirs , la réglisse , le cade , l’herbe sèche . La bouche est confiturée , ample , avec une finale réglissée et épicée . Il lui manque un peu de netteté et de précision .Bien 16/20
12-BANYULS GC CELLIER DES TEMPLIERS CUVEE PRESIDENT VIDAL 1985 :
Degustation un peu difficile pour ce vin arrivant après le repas . Robe rouge orangée aux reflets roux . Le nez évoque des notes de fruits à l'eau de vie , de mandarine . La bouche est très rancio avec des arômes de moka , d'orange , de confiture de vieux garçon puis de café , d’épices douces , de cannelle . Très longue elle termine sans faiblir sur une finale chaleureuse .
Très bien 17/20





Ce Bollinger RD 85 était trompeur puisqu'il était (en raison de son long maintien sur lies et dégorgement très tardif) à la fois très frais et vif avec pour autant quelques notes évoluées (champignons, sous-bois). Différent des RD habituels dégorgés plus précocement et donc trompeur à l'aveugle
Rédigé par: Jean-michel CABOT | 15 juin 2006 à 20:35